La protection de l’environnement est un enjeu de taille dont tout un chacun a déjà pris plus ou moins la mesure. Alors que le premier confinement international lié à la crise du Covid-19 a montré une nature revivifiée par la forte diminution des activités humaines, la sensibilisation aux questions écologiques touche toujours plus de personnes, relayée par de nombreux médiums, les médias, les films, des romans d'anticipation, des BDs et même des mangas.

L'approche de la nature, voire de l'écologie, dans le manga est particulière et revêt plusieurs aspects allant du pédagogique au fantastique en passant par le catastrophique. Bercés d'un côté par l'animisme nippon de Miyazaki, de l'autre par les traumatismes des diverses catastrophes naturelles dont le tsunami du 11 mars 2011 et les nombreux tremblements de terre, les japonais sont particulièrement sensibles à la nature, même s’ils ne sont pas forcément exemplaires sur la question de l’écologie. Cet intérêt est particulièrement visible dans la production de mangas, de films et de séries d’animation.

La Nature incarnée

Cet attachement à la nature dans la culture nippone est clairement liée au shintoïsme, une religion animiste qui voit des incarnations divines dans toute une variété d'éléments naturels (arbres, rochers, sources, montagnes, etc.) qu'il faut protéger et respecter mais qui peuvent également se rebeller et tout dévaster. Par exemple, selon la légende, le Japon est situé sur le dos du poisson-chat Ônamazu (Namazu) qui, en remuant, causerait les tremblements de terre. La présence de ces Yokai dans de nombreuses séries et mangas est une manière de rappeler à la fois l’attachement des auteurs japonais à leur culture foisonnante mais également de faire intervenir les puissances naturelles voire surnaturelles dans leurs intrigues.
C’est particulièrement vrai pour Princesse Mononoke d’Hayao Miyazaki où l'esprit de la forêt est incarné à la fois par les sylvains, sorte de génies des arbres, le dieu-cerf, objet de toutes les attentions, capable de créer la vie tout comme de la détruire, la louve Moro, les dieux sangliers Nogo et Okkoto qui luttent farouchement contre l’avancée des humains et leur proto-industrie. Princesse Mononoke est l'un des films Ghibli dont le message écologique est le plus puissant.

On retrouve ce genre de Yokai liés à la nature et aux éléments dans le Manga en trois tomes Mes Voisins les esprits de Shirotori Ushio aux éditions Doki-Doki. Certains font pousser les plantes, d'autres contrôlent le climat ou favorisent l’irrigation des champs.

Dans l’inclassable mais mémorable Spice and Wolf d’Isuna Hasekura et Keito Koume (Ototo manga) Lawrence, marchand itinérant, fait la rencontre d'Holo, une déesse louve des moissons des plus espiègles. Holo n’étant plus révérée dans son village depuis l’apparition de nouvelles méthodes de culture, elle souhaite retourner sur sa terre natale et demande au jeune marchand de l’accompagner. Les pouvoirs de la louve sur la végétation sont parfois mis à contribution pour dénouer l’intrigue. La sage Holo est pourtant très éloignée de la toute aussi sage Moro de Princesse Mononoke.

Dans Buchimaru Chaos de Tsutomu Ohno (Doki-Doki) et le très spécial Gigantomachia de Kentarô MIURA (Glénat), la nature est incarnée par des créatures colossales vénérées par les populations en place. La présence de ces entités divines assure la prospérité de la région. Leur disparition provoque des catastrophes puis la mort de tout être vivant, transformant la zone en désert aride et stérile.

Dans Souvenirs d’Emanon de Shinji KAJIO adapté en manga par Kenji Tsuruta (Ki-oon) la situation est un peu plus subtile puisque la jeune Emanon incarne non pas un esprit de la nature mais bien la mémoire de la planète depuis le premier être vivant jusqu’à présent. Elle a changé à de nombreuses reprises de corps et présente une mémoire génétique qui se transmet de mère en fille. Cela lui permet de poser un regard différent sur le monde, la vie en général et aussi d’aider dans la mesure de ses moyens à la protection des écosystèmes.

Dans une vision poétique emprunte de bouddhisme, L’ère des cristaux de Haruko Ichikawa (Glénat) présente des êtres cristallins composés de minéraux sous différentes formes. Dotés de capacités plus ou moins offensives, ils doivent se défendre contre les Séléniens, des êtres habitant sur la Lune, ressemblant à des divinités du panthéon bouddhique et incarnant la spiritualité mais également une certaine avidité (dans les premiers tomes). Enfin, les mollusques vivant dans la mer s’apparentent à la chair des êtres. Les trois peuples formant ainsi les aspects organiques, minéraux et spirituels des habitants de la terre après qu’une catastrophe indéterminée ait anéanti l’humanité et une bonne part des êtres vivants sur la planète.

La nature nourricière

Le Japon, s’il possède de moins en moins de terres arables, est néanmoins un pays très attaché au travail de la terre et à l’agriculture. L’origine de certains produits comme le riz de Niigata ou les pommes de terre d’Hokkaïdo est régulièrement mise en avant, et chaque année, les ventes aux enchères de fruits parfaits (melon, raisins, pastèques etc.) font la une des journaux.

Cet amour du travail de la terre est particulièrement visible dans plusieurs titres comme Nobles Paysans et Silver Spoon, deux titres de la grande Hiromu Arakawa  aux éditions Kurokawa. Le premier est un titre autobiographique où l’autrice raconte des anecdotes de son enfance passée dans un élevage de vaches laitières d’Hokkaido. Dans la même veine, Silver Spoon retrace l'apprentissage d’un jeune citadin venu dans un lycée agricole d’Hokkaïdo. Le titre s’inspire également de la jeunesse de la mangaka mais s’avère plus romancé et pédagogique puisque les différentes filières sont présentées ainsi que les différents modes de production. Ce titre pourrait assurément créer des vocations, pourtant il montre les aspects moins roses d’une exploitation agricole. On notera qu’à part quelques références, Silver Spoon ne traite pas réellement de la condition animale dans la production alimentaire ni des modes de productions biologiques.

Dans Souvenirs goutte à goutte d'Isao Takahata, la vie à la campagne est présentée en opposition à la vie citadine. Le travail dans les rizières et les champs de la carthame des teinturiers (de laquelle on produit la teinture rouge traditionnelle nommée beni) est certes difficile mais apporte du sens à une héroïne en perte de repères. Le film est une ode au travail des champs particulièrement concret et à la vie simple et traditionnelle que mènent les habitants des campagnes. Takahata y présente également un intérêt pour l’agriculture biologique alors très minoritaire.  

Moins nostalgique que Souvenirs goutte à goutte, le manga Les Fils de la Terre d’Hideaki Hataji et Jinpachi Môri (Delcourt) montre les difficultés rencontrées par les agriculteurs, souvent âgés et le problème d’indépendance alimentaire causé par l’exode rural. Les deux jeunes protagonistes parcourent le Japon à la recherche de solutions et découvrent des modes d’agriculture mais également des personnalités fortes, passionnées par le travail des champs.  

Dans Noise de Testuya Tsutsui (Ki-oon), l’intrigue policière se noue en partie autour de la création d’une nouvelle variété de figues noires particulièrement savoureuses dont le prix atteint des sommets. Ici, la convoitise de certains personnages sur cette production unique au monde et au combien prestigieuse participe au drame. Pourtant, initialement, Keita Izumi espérait, en créant cette variété, redynamiser son petit village victime de l’exode rural.

La nature n’étant pas que l’agriculture, dans les premiers volumes de Golden Kamui, Satoru Noda donne moult détails sur les techniques  complexes de chasse et les habitudes culinaires du peuple Aïnou peuplant Hokkaïdo, l’île septentrionale du Japon. Viande d’ours, de chien viverrin (tanuki) d’aigle, d'écureuil ou de saumon, les mets les plus exotiques et les techniques de chasse ou de pêche les plus originales défilent au gré des pages.  

La nature fournit également toute une gamme de médicaments comme le montre le manga Père et fils de Mi Tagawa. Torakichi, un herboriste itinérant, parcourt la campagne pour vendre des médicaments aux villageois toujours ravis de ses visites. Son jeune fils Sora, qui l’accompagne partout, est une véritable encyclopédie des plantes médicinales et de leurs usages.    

Pourtant, malgré cet attachement culturel à la nature et les bonnes intentions des mangakas, le système japonais n'est pas particulièrement écologiste. Que ce soit au niveau de l’agriculture, de la production énergétique ou du traitement des déchets, le pays du Soleil Levant a encore beaucoup à faire.

La recherche d'une nouvelle énergie

Depuis la catastrophe de Fukushima, de nombreux japonais ont pris conscience des dangers du nucléaire civil et souhaitent le développement d’énergies alternatives. La demande énergétique est très importante au Japon, tant pour l’industrie que pour des usages domestiques.

Aussi étonnant que cela paraisse, Boichi s’est éloigné de ses sujets de prédilection et a proposé HE - The Hunt for Energy (Tonkam) un titre en trois tomes qui a le mérite de présenter différents types de sources énergétiques des points de vue de leur durabilité, de leur impact environnemental et de leur rendement. Le héros, qui peut voir les énergies, et ses compagnons sont chargés par leur patron de trouver l'énergie du futur. L'auteur, habitué aux récits musclés, conserve son style graphique inimitable ainsi qu’une précision et une vigueur impressionnantes à ses planches.

Autre manga, autre ambiance avec Dimension W de Yūji Iwahara (Ki-oon) qui dépeint un futur où une source d'énergie propre, presque illimitée et pratiquement gratuite a été découverte. Mais voilà, mal utilisée, cette énergie s'avère très dangereuse, à l'image de l'atome. La question du bénéfice/risque se pose alors.

La nature rebelle

Pour d'autres auteurs, à force d'être maltraitée, la nature, voire l’incarnation de la Terre, reprend ses droits et se rebelle.

C’est particulièrement vrai dans Versus Earth de Yoshihiko Watanabe et Kazutomo ICHITOMO (Kurokawa) où la Terre décide de se venger et de tuer tous les humains. Ces manifestations telluriques émergent du sol sous forme de piliers qui, d’un regard, annihilent tous les humains qu’ils voient. Haruto Teragane reçoit un éclat de pilier et acquiert alors la capacité de les combattre.   

Cette vengeance de la Terre est également très rapidement évoquée dans le premier chapitre de One Punch Man de One et Yusuke Murata (Kurokawa) où une ville est entièrement rasée par un avatar de la Terre ayant pour mission d’exterminer tous les humains. Comme à son habitude, Saitama, le héros, expédie l’affaire en un coup de poing et la Terre n’ose plus se manifester.

Dans Blue Gender, série animée de Ryosuke Takahashi (Déclic Images) des insectes géants particulièrement voraces ont décimé l’humanité. Les quelques survivants sont éparpillés en petites communautés vulnérables ou dans des stations spatiales en orbite terrestre. Si l’on laisse de côté les atermoiements sentimentaux et les dépravations sexuelles dont le titre regorge, la partie sur la lutte contre les insectes et le mystère entourant l’énigmatique maladie Blue sont développés avec cohérence, laissant entendre que Mère Nature avait une idée derrière la tête.  

Godzilla, le plus célèbre des kaiju, est sorti des profondeurs océaniques après une explosion nucléaire. Ce fléau de l’humanité change peu à peu de rôle pour devenir une sorte de protecteur de la planète face aux autres kaiju. Cette ambivalence est ainsi résumée dans la trilogie éponyme du studio Polygon Picture (Netflix). L’on notera également qu’après l’extinction des Humains sur la Terre, c’est une espèce d’insectes anthropomorphes qui s’est établie dans notre niche écologique, mais qui se contente d’une vie frugale, loin de la technologie de mechagodzilla ou du Kaiju colérique.

D’autres fois, la Nature se rebelle après un accident directement provoqué par les manipulations scientifiques des humains. Ainsi, dans Le Roi des ronces de Yûji Wahara (Soleil manga), les derniers représentants de l'humanité décimée par un étrange virus doivent faire face à une nature très offensive tant du côté des plantes que de celui des animaux. La faune et la flore ont repris leurs droits et les survivants sont les intrus dans cet environnement.

Le point de départ du film d’animation Origine de Keiichi Sugiyama (Kaze/@Anime) est également une catastrophe scientifique qui a rendu les plantes extrêmement agressives, mais également douées de conscience. Deux visions s’affrontent alors entre les survivants humains ayant décidé de vivre en harmonie mais non sans crainte de la nature, et ceux qui, au contraire, misent tout sur la technologie pour réparer les erreurs du passé et dominer une nouvelle fois la nature. Aux côtés des humains vivent les druides, d’anciens hommes et femmes transformés en protecteurs des forêts. Certains sont dénués de conscience et s’avèrent assez dangereux quand d’autres, devant accomplir une mission, peuvent conserver leur libre arbitre.

Tsugumi Project d’Ippatu (Ki-oon) se déroule plusieurs centaines d’années après qu’une coalition mondiale ait annihilé le Japon par peur des recherches biologiques qu’il menait. Depuis, nul ne sait ce qui se passe sur l’archipel recouvert d’une épaisse végétation et en proie à une radioactivité dite létale. Les hommes envoyés sur place sont rapidement confrontés à une nature particulièrement menaçante et à des hybrides d’animaux plus que redoutables.  

Plus proche de nous et éminemment douloureuse pour de nombreux japonais, la catastrophe de Fukushima, débutée le 11 mars 2011, a donné lieu à une importante production de mangas plus ou moins autobiographiques ou reflétant une réelle prise de conscience. Outre H.E. de Boichi déjà évoqué plus tôt, citons Santetsu de Koji Yoshimoto (Glénat),  Japon 1 an après - 8 regards sur le drame, de Katsura Takada (Kazé) et sorti au même moment que Les Cerisiers fleurissent malgré tout, de Keiko Ichiguchi (Kana). Ces récits narrent les sentiments des survivants et de leurs familles en douleur, impuissantes, mais également les notes d’espoirs nécessaires non à la survie physique des individus mais bien à leur psyché.

D’autre fois, la catastrophe arrive naturellement sans que cela ne soit la faute de quiconque. Il n’est pas vraiment question d’un effondrement de la civilisation ou d’une remise en cause de nos modèles sociaux et économiques modernes mais juste de rappeler que la Nature aura toujours le dernier mot et qu’il est illusoire de penser le contraire sans ressembler à une leçon de morale pour autant.

Dans Les Enfants du Temps de Makoto Shinkai (@Anime), la catastrophe est provoquée par un phénomène météorologique de grande envergure qui provoque des pluies torrentielles continues sur le Japon. Les villes côtières, dont Tokyo, sont peu à peu noyées et retournent à leur état topographique initial d’avant la création de digues et d’îles artificielles. Bien entendu, le récit est mâtiné de fantastique, mais le sous texte du changement climatique n’est pas si loin et rappelle aux spectateurs que les premières victimes d’une montée des eaux sont les états insulaires et les villes côtières.

Dans le même ordre d’idées, Japan Sinks de Toshio Yoshitaka (Netflix) suit la difficile survie d’un petite groupe de Tokyoïtes dans un archipel japonais en plein effondrement. Glissements de terrain, tremblements de terre, mer démontée et autres survivants sont autant de dangers qu’ils devront affronter. Les morts sont nombreuses, spectaculaires et souvent injustes.

La nature et le sublime

La nature paisible ou furieuse fascine. Incarnation même du mouvement romantique du XIXe siècle européen, certains titres n’hésitent pas à montrer la splendeur et la magie de la nature. Ces titres, parfois contemplatifs, parfois teintés d’écologie, permettent à ceux qui les reçoivent de porter un regard différent sur ce qui les entoure.

Les films de Hayao Miyazaki tels Nausicaa et la Vallée du Vent ou encore Mon Voisin Totoro et Pompoko sont souvent présentés comme porteurs d’un message écologique. Dans Nausicaa, la Nature représentée par la Fukai et les Omu qui semblent initialement hostiles s’avère en fait en pleine régénération via le phénomène de remédiation environnementale, mais sur un temps si long que les hommes ne peuvent s’en apercevoir. Les Omu, ces insectes gigantesques dont la colère précède la Fukai, ont des points communs avec les divinités animales de Princesse Mononoke, mais sans en avoir le statut. Cependant, Nausicaa, profondément humaine mais passionnée par la nature, sert de figure d’intercesseur entre les humains et les insectes, totalement à l’opposé de San qui est résolument du côté des bêtes. Nausicaa comprend les plantes et les animaux et cherche non la prédominance de l’un mais bien l’harmonie.

Dans Mon Voisin Totoro, la créature éponyme, sorte de yokai chat débonnaire, enseigne aux petites filles qu’il rencontre les merveilles de la Nature comme la magie de la croissance des arbres. Dans ce conte, le contact onirique avec la Nature imprègne avec douceur les spectateurs, dans l'espoir que de la magie naisse l'intérêt, de l'intérêt la connaissance et de la connaissance l’amour.

Pour Pompoko, l’angle adopté est pour le moins original puisque l’on se place du point de vue des tanukis qui voient leur territoire de plus en plus réduit face à l’urbanisme. S’ils tentent de lutter, ils finissent par s’adapter bon gré mal gré au mode de vie humain. Ce n’est plus l’Homme qui s’adapte à la nature mais les autres êtres vivants qui doivent s’adapter à l’environnement humain.

C’est un peu le même phénomène que déclenche le nébuleux et fantasmagorique film Les Enfants de la mer du réalisateur Ayumu Watanabe (AB Video). La mer et ses habitants sont représentés comme jamais. Les séquences aquatiques flattent l'œil comme rarement, mais pour comprendre toutes les nuances du scénario, mieux vaut se tourner vers le manga en cinq tomes de Daisuke Igarashi (Sarbacane) qui permet de développer davantage le scénario et de le rendre plus intelligible.

Vertical de Shinichi Ishizuka (Glénat) est un manga devenu incontournable tant il met en avant les beautés que réserve la montagne. Il n’occulte cependant jamais ses aspects sauvages et dangereux pour les imprudents ou les malchanceux.  

Ce long article est le fruit de plusieurs années de lecture de mangas et de visionnage presque compulsif de films et de séries d’animations japonais qui ont longuement cogité en même temps que mon intérêt grandissant pour l’écologie et la Nature. De par ma formation, je trouve toujours intéressant de confronter les images aux idées plus ou moins sous-entendues qu’elles véhiculent. Car comme vous le savez, une image n’est jamais innocente ; elle est le résultat de la réflexion de son auteur, du message qu’il souhaite faire passer et de son contexte de création. Concernant les créations des œuvres évoquées plus haut, l’on ne peut que constater la multiplicité des points de vues concernant les représentations de la nature et de ce que nous appelons l’écologie dans des productions relativement contemporaines de mangas et d’animés. Entre prise de conscience, réaction cathartique à un traumatisme, adaptation de nouvelles, emprunts à la culture folklorique voire récits autobiographiques, les œuvres nous parlent finalement autant de la Nature que des auteurs et de leur sensibilité.
Je concède avoir adopté un point de vue occidental et abordé la manière dont ces œuvres ont résonné en moi. Il se peut que j’ai opéré des transferts culturels et mes attentes dans l’analyse, mais toute analyse inclut un biais et dans le cas où je me serais trompée d'interprétation, je remercie les lecteurs plus érudits ou ayant une connaissance plus approfondie que moi de la culture japonaise de m’indiquer des pistes de réflexions.

Les représentations de la Nature et de l’écologie dans les mangas

Cet article n’a pas non plus vocation à l'exhaustivité (en tout cas pour le moment), aussi, si le sujet vous intéresse voici quelques titres supplémentaires qui pourraient retenir votre attention :   
Anime :

  • Diary of Our Days at the Breakwater
  • Gargantia and the verdourus planet

Manga :

  • J’ai vécu dans un village communautaire
  • Azure - EUSTACHE Anaïs - Clair de Lune - 2 tomes (en cours)
  • Colère nucléaire - IMASHIRO Takashi - Akata - 3 tomes
  • Rewrite: Side-Terra - IWAI Kyouhei et TOKIYA Seigo - ASCII Media Works - 4 tomes (en cours) - pas d’éditeur en VF
  • Seton - TANIGUCHI Jirō d’après IMAIZUMI Yoshiharu - Kana - 4 Tomes
  • Moi, jardinier citadin - CHOI Min-ho - Akata - 2 tomes
  • Green Worldz - ŌSAWA Yūsuke - Pika - 8 tomes
  • Daisy - Lycéennes à Fukushima - MOMOCHI Reiko, KOBAYASHI Teruiko , KUSANAGI Darai - Akata - 2 tomes
  • Je reviendrai vous voir -  MORIKAWA George, NOBUMI , AKAMATSU Ken , SEO Kôji , FUKUMOTO Nobuyuki - Akata - One shot
  • Les Pommes miracle - FUJIKAWA Tsutomu et ISHIKAWA Takuji - Akata - One shot
  • Ma vie dans les bois - MORIMURA Shin - Akata - 9 tomes (en cours)
  • Alpi The Soul Sender - Rona - Ki-oon - 2 tomes (en cours)
  • Tajikarao : l'esprit de mon village - Jinpachi Môri et Kanji Yoshikaï - Akata - 4 Tomes
  • Hotel - Boichi - Glénat - One Shot
  • Embryon Road - Hajime Yamamura - Doki-Doki - ?
  • Sous un rayon de soleil - Tsukasa Hojo - Ki-oon - 3 tomes
  • Moyasimon - Masayuki Ishikawa - Glénat - ?
  • Nanja Monja - Shizuka Ito - Glénat - 6 tomes
  • Petite Forêt -  Igarashi Daisuke - Casterman - 2 tomes
  • La Loi d'Ueki - Fukuchi Tsubasa - Pika - 16 tomes
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